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Pendant que nous dormions

22/07/2016

pendant que nous fêtions juillet…

J’ai écrit et réécrit maintes fois cet article, virtuellement, mentalement, réellement, et rien de bien n’en sort. Parce que ce que j’écrivais le 14 novembre ici même est toujours vrai… mais parce que cette fois-ci, 8 mois après, c’est mon havre de paix qu’on a attaqué. Rien ne sort de ma plume, de mon clavier, de ma tête, de ma langue. Rien de beau, d’apaisant. Pas d’appel à la révolte, au rassemblement, pas de cri de femme libre. Le désespoir d’abord, la colère ensuite, la peur encore, la lassitude, le sentiment d’impuissance. Je pourrai, comme pour les attentats de Paris, vous retracer mon parcours, celui qui me fait découvrir l’horreur dès 23h, appeler ma famille qui vit à Nice, prévenir les autres, rassurer mes premiers amis s’inquiétant de ma présence ou non sur la prom’. Vous dire à quel point mes enfants, qui logeaient chez leurs grands-parents pour quelques jours, m’ont manqué. Vous dire cela bien, longuement, avec de jolis mots qui vous feront plaisir, parce que nous communierions dans la douleur.

Mais les mots sont coincés, quelque part entre mon coeur, mon cerveau, ma gorge, mes mains.

Seul le besoin de vous écrire un peu, vous dire à quel point j’essaie, mais je n’y arrive pas. Le besoin de vous dire que je cuisine toujours, que j’écris encore, et que la vie reprendra ici. Le besoin, sûrement, même s’il est puéril et illusoire, de vous lire m’écrire ici que tout ira bien.

 

 

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1 Comment

  • Reply Anousha 23/07/2016 at 14:49

    Tout ira bien <3 <3

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